"Francis est parti pour le paradis des poètes", me dit M. Borderie.

Francis, un Furlan de Saint-Antoine de Breuilh, prof agrégé de lettres, les racines italiennes, l'amour de sa vallée de la Dordogne, sa vie aux USA, au Canada, ailleurs, sa parfaite connaissance du monde et de ceux qui l'ont fait depuis un siècle...

Je ne lui ai pas demandé combien de langues il parlait : français, italien, le dialecte du Frioul, l'anglais... J'oublie le latin et le grec. 

Cherchez ce que veut dire "Furlan" dans le dialecte du Frioul.

Francis avait la qualité rare de ses connaissances encyclopédiques : la modestie. Aussi, ne disait-il pas qu'il était l'un des grands spécialistes du 18ème siècle de l'Europe, celle des Lumières, et en particulier, de Casanova.

Il se contentait d'être un excellent observateur du quotidien, ici et ailleurs. Il donnait vie à des siècles d'histoire avec avec pertinence et concision.

Francis ne jugeait pas. Ni les gens, ni les faits. Il se contentait de décrire. C'est à l'oeuvre qu'on voit le maçon et il le savait bien. Quand il mettait la charrue avant les boeufs, c'était par dérision et alors, il riait comme un potache heureux d'avoir fait une bonne blague.

Ce sont trois mots sur Francis... et beaucoup d'émotion.