1777, le 26 avril. Achat pour Pierre Pagès dit Robert de Sieur Silvain de Belleville, pour 60 livres, d’une vigne et pièce en friche à Margueron. Le document original que j’ai photocopié est une expédition sur parchemin faite par Garrau, notaire à Sainte-Foy. 

La transcription respecte l’orthographe sauf pour Pagès, que j’ai écrit avec un e accent grave au lieu d’un e accent aigüe. J’ai ajouté quelques virgules pour aérer le texte. J’ai rétabli les mots abrégés sans indiquer l’abréviation.

Voici la transcription de ce contrat. Ensuite, viennent des commentaires et une annexe.

 

Page 1 - L’an mil sept cens soixante dix sept et le vingt sixieme du mois d’avril avant midi, pardevant le notaire royal en guienne soussigné, présens les temoins bas nommés, fut present Sieur Silvain de Belleville, ancien officier habitant de cette ville,

lequel, de sa bonne volonté a vendu, ceddé, quitté et pour jamais delaissé par ces présentes,

a Pierre Pagès dit Robert, laboureur, habitant du bourg de Margueron, presente jurisdiction, ici presant et acceptant,

scavoir est une piece de vigne et friche située au lieu des Martinets, tènement des Pagès, susditte paroisse de Margueron,

laquelle est separée en deux par le grand chemin qui va de Ste Foy a la Sauvetat et qui ainsi partagée confronte en son entier du levant a la terre de Pierre Gadras, du midi vigne dudit Gadras, couchant terre de l’acquereur et du nord terre du nommé Vincent, de la contenance de trois quarts journal, ou environ, ou autrement la piece par son entier, avec toutes ses autres plus vrayes et amples confrontations, si aucunes il y en a, entrées, issues, droits, devoirs, servitudes, appartenances, et dependances quelquonques, mouvant en fief du Roi, sous devoirs de rente que les parties n’ont seu spécifier,

laditte vente est faite pour et moyennant le prix et somme de soixante livres,

laquelle somme ledit Sieur de Belleville a declaré avoir reçue dudit Pagès cy devant et avant ces presentes en bonnes especes d’argent du cours dont il s’est contenté, et en renonçant a l’exception de laditte somme non presentement comptée et nombrée, il en octroye quittance audit Pagès et promet qu’il ne lui en sera jamais fait aucune question ni demande, a peine de tous depens dommages et interets,

et en vertu des presentes, ledit sieur de Belleville s’est demis et devetu du fonds susvendu et a vetu et saisi ledit Pagès avec consentement qu’il en prenne la possession reelle, actuelle et corporelle quand bon lui semblera,

promettant de lui garantir et deffendre envers et contre tous et de le lui laisser franc et quitte de toutes charges, dettes, hypothèques, tailles, rentes et autres impositions du passé jusqu'à ce jour,

et a l’avenir sera tenu ledit Pagés de payer a la decharge dudit sieur de Belleville, toutes les charges et impositions royalles et seigneurialles dont le fonds pourra etre chargé,

tout ce dessus lesdittes parties ont stipulé et accepté, promis tenir et entretenir, a peine de tous depens, dommages et interets, sous obligation et hypoteque de tous leurs biens meubles et immeubles, presens et avenir qu’ils ont soumis a justice.

Fait et passé dans la ville de Ste-Foy en Agennois, etude de moy notaire, en presence de Estienne Renon, laboureur, habitant de la parroisse d’Eynesse, presente jurisdiction et Sieur Simon Grenier, maitre serrurier, habitant de cette ville, temoins a ce requis, qui ont signé avec ledit Sieur de Belleville, non ledit Pagès pour ne scavoir, comme il a declaré de ce faire interpellé par moy,

signé de Belleville et Grenier, Etienne Renon et Garrau, notaire royal,

la minute sera controllée au bureau de Ste Foy dans le delai de l’ordinaire.

Garrau, notaire royal

Controlle         2 livres 2 sols

Droits              2 livres 10 sols

 

Papier et

Parchemin          16 sous 6 deniers

                       5 livres 8 sols 6 deniers.

Extrait                        5 sous 3 deniers

                        5 livres 13 sols 9 deniers

Ensaiziné et enregistré le present contrat, recu pour l’ansaizinnement et le controlle d’icelluy une livre dix sols, plus recu cinq livres pour les lods au denier douze, a Ste Foy le 26 avril 1777

Ensaisinnement          1 livre 10 sols

Lods                           5 livres

                                   6 livres 10 sols.

Commentaires

1 – L’acte

Il s’agit d’une vente de terre, acte banal pour le notaire. Les formules utilisées n’ont pas changé depuis les années 1600.

2 – Le vendeur

Il s’agit du sieur Sylvain de Belleville que le document présente comme un ancien officier habitant la ville de Sainte-Foy. Depuis une trentaine d’années, une sociabilité de bon aloi s’est installée en pays foyen et l’on donne volontiers du sieur aux notables. Dans ce contrat, c’est le cas de Belleville et d’un des deux témoins, Simon Grenier, qui est maître serrurier à Sainte-Foy.

En 1770, le vendeur habitait à Margueron et possédait divers biens dans cette paroisse et ses environs, par exemple, un moulin à vent dans la paroisse proche de Saint-Léger. Cette acte du 27 décembre 1770 porte le nom de notre vendeur, Sylvain Belleville, sans le sieur ni la particule[1]. Cet acte fut passé par un notaire itinérant alors que la vente de 1777 fut enregistrée par un notaire foyen. En fait Belleville n’a pas de titre de noblesse et la particule qui lui est donnée en 1777 ainsi que la qualité de sieur marquent bien l’installation de cette sociabilité de bon aloi. En 1791, un Belleville figure en effet parmi les électeurs du canton de Sainte-Foy « pour la nomination des membres de la première législature »[2]. Il s’agit probablement d’un fils de notre Belleville.

Entre 1770 et 1777, Belleville a changé de résidence : il n'habite plus à Margueron mais à Sainte-Foy. Pense-t-il y passer ses vieux jours ?

3 – L’acheteur

Il s’agit de Pierre Pagès dit Robert, laboureur, habitant du bourg de Margueron. La famille Pagès arriva à Margueron dans les années 1460. La région avait été ruinée par des bandes de pillards et de soldats pendant les dernières décennies de la guerre de Cent Ans. Les habitant avaient été tués ou emportés par des épidémies. Beaucoup de survivants s’étaient enfuis. Après le départ des Anglais, vaincus à la bataille de Castillon (juillet 1453), il fallu repeupler. La famille Pagès fit partie des nombreux migrants qui arrivèrent dans nos contrées, s’installèrent dans un hameau dont ils relevèrent les ruines et auxquels ils donnèrent leur nom. Dans toutes les communes du pays foyen, on trouve cette même forme de noms de lieux-dits : les Pagès, les Bérards, les Bournets, les Guignards, les Blanchards, les Sivadons, les Briands, etc, qui rappellent les arrivants des années 1460. Comme les autres, les Pagès  défrichèrent et travaillèrent les terres qui dépendaient de leur hameau. Le hameau et son ensemble de terres s’appelait le tènement.

En 1777, notre Pierre Pagès habite dans le bourg de Margueron, mais il achète une parcelle située dans le tènement des Pagès, et son acquisition touche à l’ouest une terre qu’il y possède déjà. Trois siècles sont passés depuis l’arrivée des premiers Pagès à Margueron, et un de leurs lointains descendants habite et travaille toujours au même endroit. Génération après génération, les personnes qui travaillaient la terre habitèrent, vécurent, travaillèrent et prirent leurs plaisirs dans un même endroit. Ce mode de vie a subsisté de nos jours, avec l’exemple de paysans qui chassent autour de chez eux : nous en connaissons tous, même si cet archaïsme disparaît peu à peu.

Revenons à notre Pierre Pagès. Il porte un chaffre, un surnom, Robert, qu’il tient peut-être de son parrain, ou qui permet de le distinguer de l’un de ses frères qui porte le même prénom. D’habitude, le surnom marque l’intégration de l’individu qui le reçoit dans un groupe spécifique et jadis, les surnoms étaient nombreux et ses connaissances désignaient la personne par son surnom. Parlant de notre acheteur, on vous aurait dit : « Robert ? C’est Pierre Pagès, le fils de Machin Pagès, il habite aux Pagès, il a épousé la fille Untel et il est laboureur ». Aujourd’hui, les surnoms ont quasiment disparu mais on vous présentera de la même faàon la personne dont on vous parle : références à la famille, aux alliances, au terroir et à la profession.

Pagès est laboureur, ce qui veut dire qu’il possède son attelage de labour avec tout le matériel : le joug, l’araire, l’ambine, les attaches et surtout, l’expérience !

Enfin, Pagès ne signe pas le contrat : il ne sait pas écrire, pas même son nom. Il n’a pas éprouvé le besoin d’apprendre à dessiner son nom de façon malhabile, je n’ose pas dire écrire, comme des petites gens du pays foyen, surtout des femmes, le feront dans les années 1830 pour paraître « coller » à une société en pleine mutation.

Beaucoup d’étudiants en histoire et parfois des historiens ont présenté, à telle époque et dans telle contrée l’importance de l’illettrisme et aussi, les progrès de la scolarisation et de la connaissance, au 19ème siècle, qui allèrent à l’encontre de ce qu’ils tiennent pour une tare sociale. Ils passent à côté du type de vie et de pensée de celui qui ne savait ni lire ni écrire et qui n’en avait pas besoin pour vivre, travailler, entretenir des relations positives et faire des affaires, Pierre Pagès nous en donne l’exemple. Les anciens disaient volontiers : « la parole vaut l’homme ou l’homme ne vaut rien », ce qui se rapporte avant tout au relationnel et englobe une façon d'être.

Le maître de Pierre Pagès, et d’une multitude de gens de petite condition, sous l’ancien régime, ne tient pas une école. C’est la nature, ou si l’on veut, le réel, avec lequel Pagès a affaire tous les jours : ses proches, ses voisins, etc., et surtout les terres qu’il travaille pour préparer au mieux la récolte prochaine, et avec sa vigne et ses arbres fruitiers, pour prévoir aussi les branches à feuilles et les branches à fruits de la saison d’après. Même si ses efforts porteront leurs fruits dans un proche avenir, Pagès profite pleinement du présent : par la parole et le travail, il a un contact immédiat avec ce qui l’entoure.

Parole, travail et silence sont les trois clés pour aller vers les mentalités de ceux qui comme Pagès, ne savaient pas écrire. Rien d’autre : ils n’ont pas d’images, qui ne sont que des représentations du réel, pas de discours livresques, pas d’endroit consacré à la détente.

J’ai esquissé la stature de Pierre Pagès, dit Robert, et pour le moment, je m’en tiens là. J’aurai la possibilité un jour de trouver son acte de naissance, de rencontrer sa famille dans des documents d’archives, de savoir s’il fut catholique ou protestant et de savoir le détail de son patrimoine. J’espère pouvoir vous reparler un jour de Pierre Pagès.

4 – La vigne et la friche faisant l’objet du contrat

Une règle constante, sous l’ancien régime, et régulièrement édictée, était que toute maison devait être habitée et entretenue comme d’ailleurs toute terre travaillée. Ce qui contribua à fixer les familles dans un même terroir, génération après génération. Alors, cette petite friche me pose un problème… Un problème que je ne sais pas résoudre.

5 – La rente due au roi

Il y avait bien des terres exemptes de droits seigneuriaux en pays foyen, les alleux. Mais la plupart dépendaient de seigneurs, quand elles n’appartenaient pas au domaine du roi de France. Et c’est le cas de cette petite parcelle qu’achète Pierre Pagès, peu de surface, un tiers d’hectare environ.

Cette terre fait partie du domaine du roi puisque c’est à lui qu’il faudra verser la rente et un certain nombre d’ »impots » ; en fait, il faudra la verser entre les mains de son substitut local. Ce processus étonnant nous renvoie, lui aussi, aux lendemains de la guerre de Cents Ans, dans la période du redressement économique, comme on dirait aujourd’hui. Avant d’appeler des migrants pour repeupler et remettre en valeur cette région déserte et ruinée, l’administration royale procéda à l’inventaire des terres. Les terres dont les propriétaires et/ou les titres de propriété avaient disparu furent aussitôt incluses dans le domaine royal. Ce fut le cas de notre parcelle, mais on constate que dans les années 1770, le roi de France n’est pas le seul à détenir des droits dans le tènement des Pagès. La Fosse de Bohème dépend du comte de Pons[3], le Champ des Treilles[4] et le Chambon[5], toujours dans le tènement des Pagès, dépendent de Mademoiselle de Théobon.

En pays foyen et sous l’ancien régime, c’est la première fois que je trouve le cas d’un tènement mouvant de trois seigneurs différents. D’autres cas se présenteront peut-être. D’habitude, un tènement est mouvant d’un seul seigneur. Je ne sais pas expliquer la particularité du tènement des Pagès.

6 – La prise de possession de son bien par l’acheteur

Le contrat stipule que l’acheteur prendra possession du bien qu’il achète quand il voudra : « de Belleville s’est demis et dévêtu du fonds sus vendu et a vêtu et saisi ledit Pagès avec consentement qu’il en prenne la possession réelle, actuelle et corporelle quand bon lui semblera".

C’est la formule utilisée par les notaires foyens en pareil cas, dont je retiens que Pagès prendra la possession de son bien quand bon lui semblera. Il est rare qu’un notaire foyen décrive les rites de prise de possession, alors que les notaires de Castillon ne manquaient pas de le faire. Voici de quoi il s'agissait.

L'événement réunissait les voisins mitoyens, la famille, les amis, bref, ceux qui voulaient venir et honorer l’acheteur de leur présence : après tout, ils lui serviraient de témoins. Pagès faisait le tour de son bien. Ici et là, et surtout sur ses limites, il cassait une branche, il arrachait une touffe d’herbe, il donnait un coup de bêche dans la terre ; il avait soin d’entrer et sortir par les issues habituelles. On le regardait faire. On le moquait peut-être, mais lui, il savait agir pour éviter la moindre contestation. Quand il avait fini, au vu et au su de tous, il avait pris possession de son bien. Il n’avait pas eu besoin de le borner : comme pour la parole, le bien faire valait l’homme, ou l’homme ne valait rien. Pagès avait conscience de sa valeur… et de ses limites.

7 – les témoins

J’ai déjà présenté sieur Simon Grenier, maître serrurier à Sainte-Foy, qui fut peut-être membre d’une corporation, comme son titre de « maître » l’indique, et bourgeois. C’est à vérifier. Etienne Renon habite la paroisse d’Eynesse. Il est aussi laboureur et sait signer. Le contrat ne précise pas dans quel tènement d’Eynesse habitait Etienne. Peut-être aux Grands Renons. Jean Renon, son lointain ancêtre s’était installé avec sa famille dans ce tènement en 1478 et lui avait donné son nom[6]. On ignorait à qui le tènement avait appartenu et on l'avait inclus dans le domaine du roi. En attendant de le « louer » à quelqu’un, on l’appela « Les Vacants du Roi ». Souvent, dans la juridiction de Sainte-Foy, les tènements tombés en déshérence et rattachés au domaine royal reçurent ce nom provisoire. Ce fut le cas des Vacants du Roi de Ligueux, au nord de Parenchère, qui furent attribués à la famille Casin et que l’on nomma les Casins.

8 – Le notaire

Je dirai plus tard un mot sur le notaire Garrau.

Conclusion

Ce contrat se réfère à des pratiques pérennes en pays foyen, certaines trouvant leur origine dans la période de renouveau global qui suivit la fin de la guerre de Cent Ans.

Annexe

1770, le 27 décembre.

Silvaint Belleville, ancien officier habitant du bourg de Margueron, afferme à Jean Pacquier meunier, habitant de la paroisse de Loubès, le moulin à voile appartenant au sieur de Belleville, situé dans la présente paroisse avec une maison dépendant du moulin, situé dans la paroisse de St Léger « avec ses Eysines, jardin et pred joignant et une piece de terre, la dite joignant les Eysines dudit moulin, avec une piece de bru ère qui est entre ledit moulin et le présent bourg, de la contenance que le tout puisse être, et le tout ainsi et de même que les fermiers précédant en ont jouit, ledit moullin tournant et moullant en bon état, lequel moullin de même que ladite maison et fond en dépendant, ledit preneur sera tenu de régir et gouverner le tout en bon ménager et père de famille, et garantira icelluy moullin et ladite maison du feu et orages et autres acidanrs funestes sans que ledit preneur soit tenu a aucune réparation dudit moullin ni a ladite maison, auxquelles reparations ledit sieur bailleur sera obligé de les faire faire, c‘est a dire de faire couper  et employer tous les arbres utilles et nécessaires pour lesdites reparations, et de payer les ouvriers, et ledit preneur sera tenu de nourrir lesdits ouvriers, en ce que la dépouille desdits arbres lui appartiendront pour lui tenir lieu de ladite nourriture, et ledit sieur bailleur sera obligé de les faire transporter sur les lieux et les faire placer aux endroit nécessaire a ses depans, ladite ferme a été aunssin faitte pour le temps et espaces de sept année et sept récoltes complette consécutives et révolues qui commanceront le premier du mois d‘aoust prochain venant et finiront a même et semblable jour au bout desdits sept années, et c‘est pour et moyennant le nombre et quantité de dix huit boisseaux de bled mesure, mesure de la presente jurisdiction, telle que ledit preneur la gagnera, bonne et marchande, que ledit preneur sera tenu de payer chaque année en la maison dudit sieur bailleur, au present bourg, en quatre parts egeaux et d‘avance, savoir, le quart le premier du mois d‘aoust prochain venant, et tous les trois mois même quantité du quart du prix de ladite ferme jusques a final payement du prix d‘icelluy un pacte n’attendant l’autre aux peines de droit, et ainsi année par année pendant le presant bail, même nombre et quantité de dix huit boisseaux de bled mesure, avec six pairs de poullet et trois paires de chapon et cinquante œuf que ledit preneur payera aussi chaque année pendant le presant bail, savoir les poulets et les œuf par tout le mois de mars de chaque année, et lesdits chapons a la saint Martin aussi de chaque année, sans que ledit preneur soit tenu de payer aucune sorte d’imposition ni taille, ni rente, que la capitation, a suposé qu’on le comprenne sur le rolle de cette parroisse, ni qu’il soit tenu de fournir de câble ni barre de fert pour ledit moullin, que les toilles seulement qu’il pourra retirer a la fin de son bail, et moyennant le payement fait, qu’il soit chaque année du prix d’une ferme aux susdits pactes, icelluy sieur bailleur sera tenu de faire jouir paisiblement ledit preneur dudit moullin et de ladite maison et fond et dépendance…[7]



[1] Arch. dép. Dordogne, 3 E 9667. Voir annexe.

[2] Département de la Gironde, Assemblée électorale, formée en exécution de la loi du 29 mai 1791, pour la nommination des membres de la première législature, Liste de MM. Les électeurs. A Bordeaux, de l’imprimerie de Simon Lacourt, Imprimeur du Département, rue du Cahernan, 1791, p. 18.

[3] 1770, le 4 septembre. Izabeau Martineau veuve de Jean Augeraud et Guillem Augereau brassier mère et fils habitant du village des Vallette paroisse de St Ligier juridiction de Puichagut, vendent à Jean Quintin, tonnelier habitant de ce même village, une pièce de terre sise dans la paroisse de Margueron, tènement des Pagès, lieu appelé à la Fosse de Boème, mouvant en fief de monseigneur le compte de Pons (Arch. dép. Dordogne, 3 E 9667).

[4] 1758, le 21 mars. Pierre Matignon, laboureur, habitant du lieu des Cramaix paroisse de St Légier, vend à Jean Augereaud, brassier, une pièce de terre sise à Margueron, tènement des Pagès, lieu appelé au Champ des Treilles, mouvant en fief de Melle de Théobon (Arch. dép. Dordogne, 3 E 9660).

[5] 1759, le 3 décembre. Jean Labaye laboureur habitant du lieu des Eyriauds paroisse de Margueron, vend à Léonard Reynier masson habitant du lieu du Rocq paroisse de Margueron, une pièce de terre en chaume sise dans la paroisse de Margueron, tènement des Pagès lieu appelé à Chambon mouvant en fief de mademoiselle de Théobon (Arch. dép. Dordogne, 3 E 9661).

 

[6] Arch. dép. Gironde, C 2300, f° 330. D’autres membres de la famille Renon habitèrent le tènement des Petits Renons (Arch. Dép. Gironde, 3 E 20 961, f° 211 v°).

 

[7] Arch. dép. Dordogne, 3 E 9667.