de Jean Vircoulon

Communiquons.

Le 4 avril 2015, le conseil municipal de Sainte-Foy la Grande s'est réuni pour voter le budget primitif et boucler plusieurs dossiers.

A propos du budgets primitif, M. Laulhau, conseiller municipal d'opposition, a fait des remarques. Il a souligné le "déficit global de communication" de la majorité municipale en donnant un exemple : depuis les élections municipales, il y a un an, la municipalité de Pineuilh a fait paraître 3 bulletins municipaux et celle de Sainte-Foy aucun.

L'adjointe à la communication, Mme Grandet, baissait la tête en silence et M. Chalard, maire, a répliqué vertement : "J'assume".

Assumer la défaillance d'un soutien consiste à mener à terme la mission qu'il n'a pas remplie, et pas ne rien faire.

Ensuite, M. Laulhau a dit qu'il faudrait entamer un "travail de relation entre élus et associations". Et M. le maire a regretté qu'il n'y ait pas d'association de commerçants foyens. La présidente des commerçants étant parmi le public, ces regrets ne manquaient pas de saveur : communiquer consiste à s'informer et à informer. L'adjointe à la communication est restée silencieuse, et pourquoi pas ?

Il existe une association de commerçants à Sainte-Foy, très active. Le journal Sud-Ouest en témoigne avec le long article qu'il publie dans son édition du mercreci 29 avril 2015 : "Ils achètent un bâtiment pour créer de l'activité". L'association a créé une société civile immobilière qui achète un local en ville pour y installer des activités artisanales.

D'un coup, M. Christophe Chalard aura appris l'existence de l'association, la qualité et l'ampleur de son activité, son sérieux et sa rigueur pour faire aboutir ses projets.

"Quand on n'a pas d'argent, on ne peut rien réaliser". C'est le leitmotif de notre maire et de ses plus proches collaborateurs. Avec cet achat d'immeuble, l'association des commerçants démontre la vacuité de ce principe. 

Quand on n'a pas d'argent, on fédère les bonnes volontés sur un projet porteur, on crée une synergie et le projet se trouve lancé sur de bons rails.

Le défaut de communication, dans les deux sens, mène à l'échec. Mme l'adjointe à la communication en est-elle persuadée ? Le premier bulletin municipal de cette mandature donnera des éléments de réponse. Il devrait paraître vers le 15 mai.

Cependant, M. Bruno Beltrami, adjoint à la revitalisation du commerce, connaissait l'existence de l'association des commerçants : fin octobre 2014, il l'avait conviée à une réunion. Ce fut d'ailleurs la seule réunion entre cette association et la municipalité en 1 an.

On peut craindre que nos édiles aient classé associations et Foyens en deux catégories : ceux qui sont recevables et les autres.

Ce serait grave. Le terme de "commune" ne désigne pas qu'une entité territoriale. Il recouvre le "vivre ensemble", dans son sens le plus profond, la convivialité, et pour un but sans cesse partagé et renouvelé : le bonheur.