01 janvier 2009

A propos de pattes de grives, de sous-marin allemand, d’avion anglais et de Clémenceau

Le héros des Farces de Franconi est un personnage exceptionnel de la littérature occitane. Dans la conversation, il appliquait trois principes qui satisfaisaient les gens d’autrefois : l‘emploi du mot juste, le goût de la métaphore et la force de la parole. Rappelez-vous la vieille formule : la parole vaut l‘homme ou l‘homme ne vaut rien. Franconi donnait à sa parole une ampleur extravagante qui laissait son auditoire pantois. Pour lui, trouver le plus gros tonneau du Périgord était une chose simple : c‘était la... [Lire la suite]
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21 octobre 2008

Les millas du père Blondy ? Une histoire de mentalités !

Je vous ai déjà raconté l’histoire des millas du père Blondy. Je trouve que c’est une belle histoire parce qu’elle est drôle et surtout, parce qu’elle s’ouvre sur des mentalités d’autrefois en pays foyen. Pourquoi le pays foyen ? Parce que je l’ai choisi comme sujet d’étude. Considérez-le comme un petit canton de l’univers, un canton marqué par la ruralité. Cette histoire, la voici de nouveau. Elle me donne l’occasion de vous parler de ces mentalités que l’on trouvera aujourd’hui archaïques, parce qu’elle ont... [Lire la suite]
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08 août 2008

les vieilles du pays foyen

Connaissez-vous cette poésie ?    Les vieilles de notre pays Ne sont pas de vieilles moroses Elles portent des bonnets roses Des fichus couleur de maïs Les vieilles de notre pays Elle fut écrite en 1900 par Jules Lafforgue, un avocat qui était né à Gourdon, dans le Lot. On a en fait une chanson qui fut célèbre et qui est restée très connue. Cherchez-la sur le net, vous l'entendrez chantée par André Baugé ou par Jacques Lantier. Mais les vieilles du pays foyen ? Elles portaient des vêtements noirs ou sombres... [Lire la suite]
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07 mai 2008

Autour de la cheminée

Le charbon est arrivé en pays foyen dans la seconde moitié du 19e siècle. Puis, l’électricité, le gaz et le mazout ont envahi nos vies quotidiennes de plus en plus vite. Avant l’arrivée de ces moyens de chauffage et de cuisson, dans chaque maison, la famille avait une cheminée dans laquelle un feu brûlait à l’année. On y faisait cuire les aliments ; l’hiver, le feu donnait un peu de chaleur et tous les jours, la famille se retrouvait autour de la cheminée.     Dans le livre de lectures et récitations de J. Baudrillard... [Lire la suite]
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31 mars 2008

Patrimoine, famille et régulation des naissances

Il y a une dizaine d’années, je reçus la visite d’une jeune femme qui cherchait des renseignements sur une de ses aïeules. De l’aïeule, il ne restait qu’une photo prise vers 1920 et une histoire. La photo montre une vieille femme dans la cour d’une ferme. Elle tient les mains contre son ventre, elle porte des vêtements sombres et frustes, et sur la tête, elle a mis un fichu dont elle a ramené la pointe sur l’épaule droite, comme faisaient les veuves. Pourtant, elle ne s’est jamais mariée. Elle avait été fille de... [Lire la suite]
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14 mars 2008

Une position de travail utilisée jadis : le corps penché

Cette carte postale fut éditée vers 1905, elle a circulé en août 1907. Elle concerne Nérac et pourtant, je la présente dans mon blog sur l'histoire du pays foyen. Elle montre neuf laveuses autour du lavoir. A l'arrière-plan, en haut du chemin, on distingue deux femmes et un homme. C'est la position des laveuses qui m'intéresse : elles ne sont pas agenouillées derrière leur planche à laver, elles sont debout, le haut du corps penché. Autrefois, cette position de travail était fréquente. C'était celle que les femmes prenaient... [Lire la suite]
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28 novembre 2007

La bonne poire

Quand nous revenions de l’école, ma grand’mère nous donnait parfois un petit morceau de poire qu’elle avait fait sécher. C’était des “poires à sucre”, et nous nous régalions. A la saison, on cueillait le fruit, on le coupait, on enfilait ses morceaux sur une ficelle et on mettait ces colliers à sécher dans la cheminée. C‘était des “oreilles de vieilles“. Quelques familles ont maintenu cette pratique jusque dans les années 1980. Il y a une quinzaine d’années, j’ai vu des enfilades de morceaux de poires pendues dans une cheminée, à... [Lire la suite]
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31 octobre 2007

Le couloir

Il y a beaucoup de vieilles maisons à Sainte-Foy et dans ses environs. La plupart sont des maisons à colombages. Elles datent des années 1500. En ville, elles étaient étroites et profondes. Le rez-de-chaussée comprenait des remises. Les pièces de vie se trouvaient au premier étage : la cuisine donnait sur la rue et recevait la lumière par une fenêtre. Longtemps, à défaut de vitres, on a utilisé du parchemin huilé. A la mauvaise saison, quand la pièce était sombre, on allumait des quinquets. Derrière la cuisine venaient les chambres,... [Lire la suite]
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04 octobre 2007

Le temps du patois

Les vieilles chroniques foyennes contiennent une histoire truculente. Vers 1570, les foyens envoyèrent un de leurs consuls saluer le bon roi Henri de Navarre, celui qui devint plus tard Henri IV. Pour se conformer aux usages, le notable harangua le roi en latin. Mais il bafouillait parce qu’il ne maîtrisait pas cette langue. Le roi vit sa gêne. “Laissez le latin et continuez en français”, dit-il au bonhomme. L’autre poursuivit dans un français qu’il ne maîtrisait pas mieux que le latin. Le roi l’interrompit et lui dit en patois :... [Lire la suite]
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02 octobre 2007

Une source de l'histoire des mentalités : les romans populaires de l’entre-deux-guerres

Les romans populaires apparaissent dans les années 1860. La Revue des Deux-Mondes publiait les meilleurs, signés par Georges Sand et d'autres écrivains célèbres. Appartenant à ce l'on appelait autrefois "une littérature de bas étage", une multitude de romans d'amour étaient publiés en feuilletons vendus quelques sous. Les rebondissements les plus inattendus tenaient les lecteurs en haleine. A cette veine appartiennent les romans populaires d'amour de l'entre-deux-guerres. L'entre-deux-guerres fourmille de... [Lire la suite]
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